Pelvi-périnéologie

Les prolapsus pelviens

Qu’est-ce que c’est ?

Le plancher pelvien est défini comme l’ensemble des structures musculo-aponévrotiques fermant en bas le petit bassin (ou pelvis). Dans l’espèce humaine, l’axe vertical du tronc soumet le plancher pelvien aux contraintes de la gravité, de la pression abdominale.

Chez la femme, le plancher pelvien a deux points de faiblesse : le hiatus urogénital et le hiatus rectal.

La statique pelvienne (c’est-à-dire ce qui permet de maintenir les organes pelviens à leur place) est liée à l’action conjointe de trois systèmes de : soutènement (muscles), suspension (ligaments) et angulation.

Les troubles de la statique pelvienne et le prolapsus apparaissent lorsque l’équilibre anatomique et mécanique entre pression abdominale et force de résistance périnéale est rompu. Cette diminution de résistance du plancher pelvien résulte d’une altération du tissu de soutien conjonctif et musculaire, des lésions de dénervation liées à l’âge, aux grossesses, aux accouchements et à des facteurs génétiques.

Le symptôme le plus corrélé à la présence d’un prolapsus à un stade avancé est la « vision » ou la « sensation » d’une boule vaginale. C’est ce que l’on appelle la descente d’organe.

Les prolapsus sont fréquents. Leur prévalence est de l’ordre de 2,9 % à 11,4 %.

  • Il existe des facteurs de risque gynécologiques comme la ménopause et l’hypo-œstrogénie.
  • Il existe des facteurs de risque gynécologiques comme la ménopause et l’hypo-œstrogénie.
  • Il y a des facteurs de risque chirurgicaux comme la chirurgie par voie vaginale et l’hystérectomie.
  • On trouve des facteurs de risque gastro-entérologiques comme les troubles chroniques de l’exonération (constipation terminale ou dyschésie).
  • L’âge et l’obésité, les antécédents familiaux de prolapsus, les ethnies caucasiennes et hispaniques (prédisposition génétique) sont d’autres facteurs de risque qui ont été rapportés.

La prise en charge d’un prolapsus nécessite une compréhension globale de l’ensemble des mécanismes urinaires, gynécologiques et digestifs. C’est pourquoi l’équipe d’urologie du CH Roubaix a mis en place un hôpital de jour de périnéologie.

Il s’agit d’une pathologie fonctionnelle ne menaçant pas la vie des patientes et n’exposant que rarement à des complications.

Les différents traitements possibles

  • Les pessaires sont des dispositifs vaginaux de formes variées (anneaux et cubes) qui se coincent derrière la symphyse pubienne et « retiennent » l’extériorisation du prolapsus. Ils ont une action palliative utile chez des patientes inopérables ou ne souhaitant pas de chirurgie.
  • La rééducation périnéale a pour objectif d’augmenter la force musculaire et la contraction volontaire du périnée en réponse à l’augmentation de la pression abdominale, elle peut aider dans les formes débutantes.
  • Le traitement chirurgical est réalisé soit par voie abdominale, soit par voie vaginale.

La chirurgie par voie abdominale

C’est la promontofixation qui consiste à fixer une bandelette prothétique synthétique en haut sur le promontoire (sacrum) et en bas dans la cloison vésico-vaginale et/ou dans la cloison recto-vaginale. Cette intervention est réalisée par coelioscopie.

chirurgie par voie abdominale

En savoir plus sur la promontofixation

La chirurgie par voie vaginale

La chirurgie par voie vaginale peut se faire par plicature des tissus naturels ou par interposition de prothèse synthétique sous vésicale et/ou pré rectale.

En savoir plus sur la chirurgie du prolapsus par voie vaginale