La pathologie lithiasique (calculs)

Quelques explications

Les calculs urinaires sont composés de cristaux et d’une matrice protéique.

La pathologie lithiasique est fréquente, elle atteint 10 % de la population. Sa prévalence annuelle a triplé en quarante ans. Après la découverte d’un premier calcul, les récidives sont fréquentes (plus de 60 % dans les 10 ans). Son caractère récidivant et les complications qu’elle engendre rendent nécessaires sa prévention et son traitement.

La lithiase urinaire est une pathologie fréquente et récidivante, pouvant évoluer de longues années à bas bruit tout comme nécessiter un traitement en urgence et engager le pronostic vital. La lithiase urinaire touche le plus souvent le rein et l’uretère.

Son traitement est multidisciplinaire, intéressant urologues, néphrologues, endocrinologues, biologistes, radiologues et nutritionnistes. C’est pourquoi les urologues roubaisiens ont créé un réseau multi-disciplinaire : « la fédération lithiase » qui regroupe toutes les spécialités concernées par cette pathologie.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la lithiase urinaire était essentiellement de siège vésical et de nature phosphatique ou urique.

Actuellement, la lithiase urinaire est de siège rénal et oxalo-calcique dans 70 à 80 % des cas. Elle touche environ 2 hommes pour 1 femme, le plus souvent entre 20 et 60 ans.

La colique néphrétique aiguë représente 1 à 2 % des consultations aux urgences. Moins de 8 % des crises de colique néphrétique sont hospitalisées, car compliquées.

Le mode de révélation le plus fréquent est la crise de colique néphrétique aiguë. Il s’agit alors de savoir reconnaître les signes de gravité pouvant engager le pronostic vital.

Traitement chirurgical

Il dépend de la morphologie et des comorbidités du patient, de la localisation du calcul, mais aussi de sa taille, de sa composition et de l’anatomie des voies urinaires.

Lithotritie extracorporelle (LEC)

Il s’agit d’une méthode non invasive :

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  • Principe : un générateur extra-corporel produit des ondes acoustiques. Celles-ci sont focalisées sur le calcul par un système de repérage radiologique afin de le pulvériser.
  • Technique : réalisée en ambulatoire, sous simple sédation. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) doit être réalisé quelques jours avant ainsi qu’un ASP* la veille pour vérifier que le calcul est toujours en place.
  • Indications : en première intention pour le traitement des calculs du rein < 20 mm. Les calculs radio-opaques (ils doivent être visibles à l’ASP),

lithotritie2En savoir plus sur la LEC

*La radiographie ASP est une radiographie classique qui montre une image globale de l’abdomen sans injection ou administration de produits de contraste opaques aux rayons X.

Urétéroscopie (rigide et souple)

urétéroscopie souple
urétéroscopie

    • Principe : introduction par les voies naturelles de façon rétrograde d’un urétéroscope permettant de visualiser et de travailler au contact du calcul . Extraction du calcul à la pince ou fragmentation au laser.

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En savoir plus sur l’urétéroscopie

  • Indications :calculs résistants à la LEC (densité > 1 000 UH), ou contre-indication de la LEC en concurrence avec la LEC pour les calculs rénaux < 2 cm et les calculs de l’uretère pelvien

Néphrolithotomie percutanée (NLPC)

  • Principe : ponction percutanée du rein sous contrôle échographique et fluoroscopique (rayons X) (patient en décubitus ventral ou latéral), puis dilatation progressive du trajet obtenu permettant la mise en place d’une gaine d’accès et l’introduction d’un néphroscope. Puis visualisation, fragmentation et extraction des calculs.
  • Indications : traitement de référence pour les calculs > 2 cm, coralliformes ou complexes du rein.

Chirurgie à ciel ouvert

  • Peu d’indication aujourd’hui (1 % des traitements pour les calculs rénaux).
  • Néphrectomie polaire ou totale pour les calculs avec parenchyme détruit en regard.
  • En association à des anomalies anatomiques, traitement conjoint (ex : cure de syndrome de jonction pyélo-urétérale et pyélotomie pour calcul pyélique).

Après le traitement de votre calcul votre urologue vous proposera une prise en charge globale via la fédération lithiase. Cette prise en charge a pour but de connaître la ou les causes de votre maladie et de définir des mesures de préventions et des traitements qui permettent d’éviter la récidive.

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