L’incontinence urinaire de la femme

L’incontinence urinaire est traitable !

10 à 20% des femmes de plus de 35 ans souffriraient de pertes involontaires d’urine. L’incontinence urinaire d’effort n’est pas une fatalité à laquelle vous devez vous résigner, car les traitements proposés sont de plus en plus efficaces.

Si vous présentez des pertes urinaires soudaines, posez-vous les questions suivantes :

  • Avez-vous des pertes d’urine soudaines, involontaires, quand vous riez, éternuez, toussez ou faites un effort ?
  • Portez-vous des serviettes hygiéniques pour absorber les fuites urinaires ?
  • Restreignez-vous ou évitez-vous certaines activités pour éviter les fuites ?
  • Quand vous envisagez un voyage, une sortie ou une activité quelconque, la disponibilité de toilettes influe-t-elle sur votre décision ?

Si vous avez répondu “Oui” à une seule de ces questions, passez à l’étape suivante et parlez-en avec votre médecin ou à votre urologue.

Il existe différents types d’incontinences

L’incontinence urinaire d’effort est la perte soudaine et involontaire d’urine pendant les activités quotidiennes normales.

La principale cause de l’incontinence urinaire d’effort est un affaiblissement du plancher pelvien (muscles sous-jacents et tissu conjonctif vaginal).
Il arrive alors que la vessie s’affaisse un peu et que l’urètre soit moins bien soutenu et ne ferme plus parfaitement.

Incontinence par impériosités

On l’appelle également hyperactivité vésicale. La vessie se contracte trop tôt provoquant des envies intempestives, très handicapantes au quotidien. La vessie se contracte de manière brutale, entraînant volontiers des fuites, la patiente n’ayant pas eu le temps d’atteindre des toilettes.

Incontinence mixte

Il s’agit dans ce cas de l’association des deux circonstances décrites plus haut.

Miction par regorgement

Les fuites surviennent par véritable débordement de la vessie. Dans ce cas, il s’agit d’une rétention le plus souvent chronique avec distension vésicale.

Les traitements

Il y a de nombreux traitements : la kinésithérapie, les médicaments, la chirurgie.

La rééducation du plancher pelvien et les médicaments.

Il s’agit d’une véritable rééducation périnéale et sphinctérienne, surtout indiquée lorsque la musculature pelvienne est déficiente. Cet acte doit être pratiqué par un rééducateur compétent doté d’appareils spécialisés (electrostimulation). En général, l’urologue prescrit entre 15 et 20 séances.

Les médicaments ou thérapies hormonales peuvent être efficaces pour certaines formes d’incontinence, seuls ou en association avec de la rééducation.

Les techniques chirurgicales actuelles, peu invasives, sûres et efficaces.

La bandelette sous urétrale

La bandelette sous urétrale soutient sans tension l’urètre pour traiter et guérir l’incontinence urinaire d’effort.

bandelette sous urétrale

Cette bandelette sous urétrale arrête les fuites urinaires de la même façon que votre corps devrait le faire – en soutenant votre urètre. Normalement, l’urètre est soutenu par les muscles du plancher pelvien pour rester parfaitement étanche et empêcher les pertes involontaires d’urine.

Pour corriger ce problème, votre urologue place une bandelette sous l’urètre afin qu’il soit soutenu chaque fois qu’une pression s’exerce dans cette région (en cas de toux ou d’éternuement par exemple).

Vous pouvez rentrer chez vous le soir même de l’intervention, une fois que votre urologue a vérifié que vous pouvez uriner. 98% des femmes traitées n’ont plus de fuites ou en rapportent significativement au moins 7 ans après le traitement.

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D’autres traitements existent : la chirurgie traditionnelle de colposuspension, les ballons péri-urétraux et le sphincter urinaire artificiel.

La neuro-modulation sacrée

La neuro-modulation sacrée est proposée en cas d’incontinence par impériosités résistante aux premiers traitements : il s’agit de l’implantation d’une électrode de stimulation en regard de la racine nerveuse sacrée S3 qui est l’une des commandes neurologiques de la vessie. Ensuite une sorte de micro pace maker de vessie peut être implanté si la stimulation nerveuse est efficace.

neuromodulation sacrée

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Injection de toxine botulique

L’injection de toxine botulique dans la paroi vésicale est proposée en cas d’incontinence par impériosités résistante aux premiers traitements : le botox peut traiter efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection tous les 6 à 12 mois. Il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise.

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